Vous pensiez avoir tout bon pour votre prochaine soirée raclette ? Et si on vous disait qu’un choix malheureux de charcuterie pourrait ruiner tout le plaisir ? Un fromager renommé tire la sonnette d’alarme : certaines viandes présentes dans nos assiettes hivernales n’ont rien à faire là.
Une raclette réussie, ça commence par les bons accompagnements
La raclette, ce rituel chaleureux et convivial, ne se résume pas qu’au fromage fondu. C’est tout un écosystème : pommes de terre, cornichons, salade verte… et bien sûr, l’indispensable charcuterie. En grandes surfaces, on trouve souvent des assortiments variés, pensés pour plaire à tous. Entre jambon cru, rosette, coppa, mortadelle et autres joyeusetés, difficile de ne pas craquer pour un plateau bien rempli.
Mais selon Julien Hazard, fromager-affineur reconnu, trop c’est trop. Pour lui, certaines charcuteries alourdissent inutilement l’ensemble et détruisent le mariage subtil avec le fromage fondu. Son conseil ? Moins de gras, plus de finesse.
Les charcuteries à bannir selon un expert
Interrogé par le quotidien belge Le Soir, Julien Hazard ne mâche pas ses mots. Il déconseille formellement les produits trop riches et gras qui prennent le dessus sur le reste. Dans sa ligne de mire :
- Le saucisson
- Le lard
- La pancetta
Ces charcuteries, très grasses, ne permettent pas au fromage de raclette d’exprimer toute sa saveur. Plutôt qu’un accord harmonieux, on obtient une surcharge gustative. “C’est dommage”, explique-t-il, “car on perd alors le goût si subtil du fromage.”
Les meilleures alternatives pour sublimer votre raclette
Alors, comment composer un plateau charcuterie idéal ? Le maître fromager recommande de se tourner vers des viandes maigres et fines. Ces dernières respectent l’équilibre du plat, en se mariant avec le gras contenu dans le fromage, sans le dominer.
Voici les choix à privilégier :
- Viande des Grisons
- Jambon cru
- Jambon d’Ardenne
- Jambon de Savoie
- Jambon de Pays
Ces charcuteries ont l’avantage d’être moins grasses, plus subtiles en goût. Elles s’accordent parfaitement avec l’onctuosité du fromage à raclette, sans détourner l’attention.
Moins, c’est mieux : épurez votre raclette
Julien Hazard va plus loin. Selon lui, tous ces ajouts qui sortent de l’ordinaire — œufs, viande, poivrons — dénaturent la raclette. “Ce n’est plus le goût du fromage qu’on déguste, mais un patchwork inutile”, regrette-t-il.
Son conseil : revenir à l’essentiel. Une raclette réussie n’a pas besoin d’une armée d’accompagnements. Une belle salade verte, assaisonnée simplement, des pommes de terre en robe des champs, et le bon fromage : tout est là pour un plaisir pur et intense.
Conclusion : simplifiez pour sublimer
La raclette est un plat de partage, mais aussi de générosité maîtrisée. Trop de gras, trop de choix tuent parfois l’expérience. En suivant les conseils de Julien Hazard, vous ravirez vraiment vos invités — et surtout, vous mettrez en valeur le vrai héros de la soirée : le fromage.
Alors la prochaine fois que vous préparez votre raclette, posez-vous cette simple question : “Est-ce que cette charcuterie respecte le fromage ?” Si la réponse est non… laissez-la au fond du frigo.




